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L'équitation et le cheval au petit galop...Exposer et échanger les méthodes d'éducation et de dressage du cheval: dans leur diversité, tenter d'identifier les dénominateurs communs aux approches, aux disciplines, mais surtout aux individus
 
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 Cheval qui embarque: gestion de la crise (ancien forum)

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pascaleW58
Vieux Tromblon


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Localisation : Dijon

MessageSujet: Cheval qui embarque: gestion de la crise (ancien forum)   Mar 3 Nov 2009 - 22:06

Et encore un autre thème, c'est celui là auquel je pensais pour Kalyss et Volcan.


Kais a écrit:


LA GESTION DE LA CRISE.
Cheval qui embarque: gestion de la crise


Deuxième gros thème qui ressort des posts, celui du "cheval qui
embarque". Et attention je dis bien embarquer, pas juste "s'arrête pas
bien", qui sera l'objet d'un autre post (si j'y arrive...!!).
Il s'agit donc d'un cheval qui devient totalement incontrolable sur une
allure vive, généralement le galop, que ce dernier soit ou non en
direction de l'écurie.

Deux approches pour tenter de résoudre ce problème:
- la gestion de la crise en elle même (comment récupérer le contrôle ou
désamorcer quand on le voit venir)
- la réeducation (éviter que les crises réapparaissent).



J'ai vu passer le post de Gaelle avec "tirer très fort sur les rènes,
il ne faut pas je sais" en poussant un soupir: Gaelle ici de quoi parle-
t'on?
On parle d'un cheval lancé sur une piste comme un train sur des rails
(qui peut croiser des routes) avec éventuellement le centre equetre à
l'arrivée (des gens, des voitures, un freinage du cheval sur une dalle
en béton avec chute à la clef). On parle d'un potentiel accident grave
à mortel pour le cheval et/ou le cavalier, voire d'autres personnes.
On ne parle pas ici de ménager la sensible bouche du cheval, on parle
de désamorcer de manière efficace une situation extrêmement dangereuse.
Pour ce faire, on envisagera TOUTES les possibilités, y compris et même
en priorité des actions fort brutales. Or une action de gestion de
crise est d'autant plus efficace qu'elle est incisive (voire violente)
et COURTE. On peut se permettre une action de brute, si elle ne dure
pas plus de 2 secondes. Au delà des deux secondes, vous perdez
l'effet "incisif" et rentrez dans le rapport de force: vous perdez tout
court. Car c'est le cheval le plus fort, quoi qu'il advienne.

Désamorcer le démarrage:
En fait c'est le seul vrai moyen d'empécher le cheval d'embarquer, et
si on loupe le coche de cette prise de vitesse avec rigidification et
applatissement horizontal de cheval sur le sol, c'est foutu, on EST
embarqué. Plusieurs possibilités (dont beaucoup mentionnées dans les
posts):
- l'inconfort sans limites: si on sait que le cheval a cette tendance,
on part (rènes longues ou pas loin), avec un mors extrêmement puissant,
limite le plus puissant possible (pelham, goyo-aga, mors américain....
en gros tout ce qui a levier et gourmette, gourmette correctement
ajustée). Il faut que la puissance d'inconfort n'ait pas de limites,
avec peu d'action physique. On prend bien sur soin de monter toujours
les doigts ouverts, avec un contact hyper ténu ou pas de contact:
rester "branché" ne servirait qu'à ouvrir la porte dans une escalade de
coercition, à rendre de plus en plus insensible le cheval, de plus en
plus incontrolable par douleur!!! Donc en somme, il faut l'utiliser une
fois, lors de "l'embarquement", avec violence, clarté, code vocal,
marche au pas rènes longues juste derrière.....
- la tortion: on a une embouchure normale (on nous avait pas prévenu - m
est arrivé sur un cheval: je suis sortie en extérieur car tout allait
bien en carrière.... il n'était pas allé dehors depuis presque un an...
personne ne me l'avait dit bien sur), embouchure ou licol, peu importe.
Le but est, juste avant la rigidification (environ les 10 premières
foulées de galop, ensuite c'est mort), de "désaligner" la propulsion,
désamorcer toute la mécanique en la démontant: en tordant le rachis.
Simple, efficace, tout aussi violent que le reste, on prend une rène
très courte (voire l'anneau du mors!!!) et on vient "poser" le nez du
cheval sur son genou à soi. Attention ca déménage. Hyper violent pour
le cheval, et ce meme en l'absence de gourmette ou de mors. (c'ets une
de mes critiques du pnh, d'utiliser pour des arrêts "normaux" -en
exercices- une technique aussi violente qui devrait être réservée à des
crises.... qui ne devraient quasiment pas avoir lieu si le dressage est
bien fait!!!)
- la volte: dans une crise plus soft, on peut effectivement aménager
une tortion plus soft, sous la forme de répétition de micro voltes
jusqu'au calme complet. Idem pour une fuite suite à de la peur panique:
tenter de lui faire faire demi tour pour faire face à l'objet de la
peur.
Il FAUT FAIRE UNE ACTION, VIOLENTE, COURTE, MAIS LA BONNE.
Nota: j'ai arrêté de faire le système de tortion à répétition pour
désamorcer un cheval qui voulait embarquer le jour où, lors de la
énième tortion, le cheval à "lancé" consciemment sa tête dans l'autre
sens pour arracher la rène et... partir. Chose que ne fera peut être
pas un cheval dressé PNH... En tout cas cela marche sur tous les
chevaux, même non dressé, mais PNH ou pas il ne vaut mieux l'utiliser
qu'unè à trois fois... Si le cheval persiste au delà, s'attendre à ce
qu'il trouve une parade pour partir quand meme.

Aucune de ces actions (hormis les cercles peut être, et encore) ne sont
éducatives. C'est une gestion de désamorcement de crise, rien d'autre.
Notez que si le cheval est vraiment EMBARQUE, lancé au galop et rigide,
rien de tout cela ne fonctionnera, voire sera meme aussi dangereux que
un accident de cheval embarqué (renversement).


Lorsque c'est trop tard.........................
Ca y est, on est embarqué, passager clandestin sur un TGV sans raison.
Là aussi plusieurs attidudes, à envisager dans l'ordre:
- NE PAS SAUTER (hyper dangereux) jusqu'à preuve du contraire vous êtes
encore dessus et pouvez vous en sortir. Par contre se tenir prêt
à "s'"éjecter" en cas de choc frontal ou arrêt brutal (glissade bitume,
virage sur bitume, choc voiture, vélo...etc) pour éviter de se
retrouver sous le cheval dans le roulé-boulé.
- guetter tout espace ouvert de grande dimension pour amorcer une
courbe large (courbe serrée impossible à cause de la vitesse et la
rigidification du rachis), et pour amorcer la courbe ne pas oublier de
METTRE DES JAMBES!!! Un appel violent des deux jambes à la sangle,
immédiatement suivi d'une rène d'ouverture réaliste... Sinon le cheval
peut se faucher par déséquilibre, tant il est "aplati"... Sur le grand
cercle, toujours en mettant des jambes à chaque accentuation de la
courbe, faire une spirale en escargot jusqu'à ce que l'allure vive ne
soit plus tenable sur une courbe aussi serrée.
- si il n'y a rien d'ouvert, juste une piste avec de l'espace
devant.... hum... et ca c'est du vécu... et a fortiori si vous êtes sur
un cheval réformé des courses... ces chevaux sont dressés "à l'envers"
(plus il y a d'appui sur le mors plus ils accélèrent), il faut alors
avoir la présence d'esprit de LACHER LES RENES (un peu violemment mais
se méfier, l'appui est tel que sa perte peut entrainer le panache du
cheval!). Normalement au bout de quelque mètres, miracle, il
ralentit.... Quand on a ça, ce ralentissement, demander (poid du corps,
voix, action rènes) un arrêt le plus violemment possible. Si il
réaccélère, re-laisser dans le vide. Et recommencer quand on a le
ralentissement.....

Bref. Tous les coups sont permis pour sauver sa peau dans ce cas là
(même lui faire des plombages), mais retenir: le cercle, la tortion, le
déséquilibre par mise dans le vide.................
Cheval qui embarque: reeducation


Tout ca n'est qu'un pis aller quand plus rien n'est récupérable. Le
cheval "qui embarque" doit être pris très loin en amont pour faire
disparaitre ce comportement.


Dernière édition par igw58 le Mar 3 Nov 2009 - 22:08, édité 1 fois
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pascaleW58
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MessageSujet: Re: Cheval qui embarque: gestion de la crise (ancien forum)   Mar 3 Nov 2009 - 22:07

LA REEDUCATION

Dans cette démarche, essayer de bien définir le problème: ou, quand,
comment embarque t-il?
La réeducation ne va pas être la même en fonction du "vice".

Cheval qui embarque dès la moindre allure vive:
- se poser la question de l'hygiène de vie: ce cheval sort-il
suffisemment? Si il est en box sans paddock, inutile d'aller plus
loin.... La réeducation est toute vue: lui offrir la déambulation
nécessaire à son équilibre.
- se poser la question de l'alimentation: que mange t-il? ce "feu"
excessif ne serait-il pas du à une alimentation inadaptée (granulés,
orge crue). Si on a un doute, passer en orge "cuite" (floconné) et bien
sur dominante foin. Observer une éventuelle liaison
comportement/alimentation.
- se poser la question du travail: travaille t'il suffisemment?
certains chevaux ont une demande en déplacement complètement
incroyable, sont en "manque" (endorphines) si on ne répond pas à cette
demande (chevaux près du sang, chevaux réformés, mais d'autres
aussi!...). Tenter d'intensifier le travail avec des marches au pas en
exigeant un fort engagement, puis des trottings. Ne reprendre le galop
que lorsque le cheval est irréprochable: il s'agit pour ceux là de
dissocier engagement dans l'effort et exitation.

Cheval qui embarque en groupe:
- faire des exercices spécifiques à ce sujet en commencant au pas, puis
au trot, galop uniquement lorsque cheval irréprochable: travail au
botte à botte, travail au contraire en se 'séparant, se doublant,
laissant partir les autres, etc.

Cheval qui embarque sur le retour... et souvent étrangement lié à un
manque d'allant au départ.......
- travailler sur l'impulsion, l'écoute et le stop en main en extérieur
- travailler sur l'impulsion, l'écoute et le stop en longe et liberté
- travailler sur l'impulsion, l'écoute et le stop en extérieur monté.
- lorsque tout est irréprochable ou en très bonne voie, mettre en place
un "signal" pour "à fond les gamelles", et demander le stop.
Et ce travail impulsion-écoute-stop (qui est un seul bloc cohérent à ne
pas dissocier), j'y reviendrai...... dans un autre post Smile


"...Tous les chevaux ont tendance à vouloir accélérer le rythme lorsque
l'on prend le chemin du retour...."
Ben les filles, je dois avoir des chevaux bien extraordinaires pour que
tous les miens soient plus allants au DEPART (content-content-onyva-
onyva-onyva??? LOL!)qu'au retour (ah ben a bossé chétait bien
maintenant repos)..... ou bien est-ce juste les mauvais traitements que
je leur fais subir Wink???
Non sans rire j'ai quelques tuyaux pour vous, j'espère avoir le temps
de vous les soumettre pour vos expérimentations....
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pascaleW58
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MessageSujet: Re: Cheval qui embarque: gestion de la crise (ancien forum)   Mar 3 Nov 2009 - 22:08

Impulsion, écoute et stop.


Dernière ligne droite: du vrai dressage et pas de la gestion
d'urgence de situations désespérées.
Ou en fait: comment faire pour que ces situations désespérées
n'arrivent pas?
Comment faire aussi pour un arrêt efficace et non brutal en
extérieur? Car sans cet arrêt d'urgence, il n'y a pas de notion de
sécurité.
Ce qui est quand même le but du dressage.

Pour les chevaux qui ne s'arrêtent pas bien, pour les chevaux qui
partent en trainant les pieds et reviennent avec trop d'allant....
Globalement, sur ces "symptomes", je dirais qu'il faut travailler, en
bloc les trois aspects qui sont le titre du post.
Impulsion: sans impulsion il n'y a pas d'utilisation du cheval, il
n'y a pas d'équitation en somme. Et un cheval qui part de l'écurie en
trainant les pieds a un problème d'impulsion, indépendemment du
problème d'instinc grégaire. Il n'est pas motivé. Son travail ou
l'activité qui lui est proposé ne lui est pas agréable. Et surtout,
surtout, il n'a pas découvert que l'engagement dans l'effort est
agréable (sécrétion d'endorphines).
Ecoute et stop: le corrollaire de l'impulsion, c'est qu'il faut
pouvoir conserver un contrôle, même si on en a beaucoup, sinon
l'utilisation n'est pas du tout "sécurité".
Donc en bloc, on traite le problème en associant intimement ces deux
aspects, car sans cela il n'y a pas d'utilisation sécurité.

Parenthèse sur les méthodes: le PNH est très carré sur
l'aspect "controle" et sécurité, par contre très insuffisant sur la
valorisation de l'effort. En équitation club, c'est le contraire:
beaucoup d'impulsion et zéro psychologie, basé sur un controle
physique très aléatoire. Il faut parvenir à trouver le cocktail qui
VOUS convient entre les deux, mais en conservant cette
approche "globale". L'equitation et un cheval bien dressé ce n'est
pas juste de l'impulsion ou juste de la sécurité, ce sont les deux en
simultané. J'enfonce des portes ouvertes mais il me semble que c'est
important de souligner les "failles" dans les discours typiques
auxquels on peut être confrontés, pour pouvoir faire sa propre sauce,
quelque part au milieu...............

Donc votre jeune cheval qui ne sait pas grand chose, ou votre cheval
à rééduquer, améliorer, etc (mou ou qui embarque, ou qui s'arrete pas
bien, au choix), vous le prenez, pansez gentiment et.....

C'est parti pour les EXERCICES DE BASE: le pas et stop.
Il s'agit d'une scéance courte à faible effort physique et grosse
concentration. Au choix à pied en extérieur ou à cheval manège ou
extérieur.
Votre but: du moment ou vous posez les fesses sur le cheval et lui
donnez le signal d'aller au pas jusqu'au moment ou vous descendez,
vous allez demander un pas ALLANT, ample, généreux. Le stop devra
être immediat. Le nouveau départ au pas vif et spontané. Cela va être
votre seule et unique exigence pour ces "lecons". Et vous allez être
EXTREMEMENT exigeant sur ces choses très simples.
Protocole à pied: cheval avec licol de pression ou cavecon ibérique
ou tout ce que vous voudrez, dresseur à pied muni d'un stick de
dressage. Vous êtes sur le coté gauche du cheval (mais vous pouvez
bien sur tout inverser par souci de symétrie), main droite tient la
longe, mains gauche le long de la jambe tien le stick et le flot de
longe. Le stick est inerte vers la terre tout le temps, sauf
lorsqu'il s'agit d'agir: sans vous détourner de votre trajectoire ni
bouger votre attitude, votre main pars derrière vous pour aller
titiller, attaquer si besoin au niveau de grasset, flanc, dessous de
la fesse, très loin "derrière". Lorsque votre main doit agir, elle
entre en vibration sur une longe tendue, et la vibration s'accélère.
Lorsque le cheval est bien dans l'action, IL DOIT ETRE TOTALEMENT
LIBRE: zéro tension ni action sur la longe, chambrière totalement
loin de lui, invisible, disparaissant dans votre corps et le sol.
Vous demandez "marchez", sans vous bouger, et si il ne démarre pas le
stick part à l'attaque derrière (attention: attaque = souvent une
micro vibration suffit!!! commencer très subtil, ils sont tous TRES
sensibles!), au moindre pas vers l'avant, on est inerte (grand
confort) et on le suit (il doit marcher un peu devant vous) en le
félicitant. Si il ne marche pas suffisemment hardiment, on
demande "devant" ou "allez" (avoir un code spécifique pour le
maintien de la qualité d'une allure, qui n'est pas celui de la
transition) en remettant sous inconfort derrière: si il bondit en
avant, surpris, on suit en disant "oui, c'est bien!!".
Il faut absolument valoriser son engagement dans l'effort, et le
faire assumer la position "seul devant à avancer"... la position de
la locomotive.
Des qu'on a un bon pas, on demande un arrêt à la voix. "ho" ou tout
autre code vocal: si pas de réaction on entre en vibration sur la
longe. Dès immobilité, grandes félicitations, cheval libre. Tout
comme en PNH, la bonne communication est basée sur votre faculté
d'observation et de vélocité à savoir rendre, encourager, féliciter
au moindre signe dans votre sens.
Ne pas faire trop long (lasse le cheval). Faire court et efficace.
S'arrêter dès qu'on a: un BON pas, un BEAU stop à la voix seulement.
On félicite abondemment et c'est fini pour aujourd'hui.
On recommence ces micro scéance minimalistes jusqu'à ce que le cheval
bondisse au pas en avant à la demande vocale, s'immobilise de même,
maintienne sans effort un bon pas et "s'y plaise"... Normalement, un
signe qui ne trompe pas est que les oreilles se mettent franchement
en avant, en "détecteur de trajectoire": le cheval se focalise non
plus sur vous mais sur ce qui lui est demandé = une action vers
l'avant.

Protocole monté = idem. On part pour une belle balade au pas, où l'on
ne tolèrera pas autre chose qu'un "pas de randonneur", ample, allant,
de a à z. Ce qui signifie pour le flemmard qui traine les pieds en
partant une lecon de jambe très claire répétée autant de fois que
nécessaires. Lorsque vous avez eu 3-4 minutes de bon pas, cheval
complètement libre (rènes longues, zéro action de jambe), n'oubliez
pas de continuer de temps en temps à lui manifester votre
satisfaction de ce travail bien fait "oui c'est bien, on marche bien"
+ caresse. Lui remonter les bretelles à la moindre faiblesse. Si il
n'en peut plus de cette "pression psychologique", ayez la finesse de
lui offrir une "récréation" d'un bout de chemin au trot (exigez un
départ franc, vif, quitte à avoir un trop limite trop vif par
agacement): dans ce trot "trop" vif, félicitez abondemmment, cheval
libre... interdiction de toucher aux rènes pour lui demander de
ralentir (n'intervenir que si il prend le galop).
Sur le chemin du retour: appel simultané des jambes, buste grandi en
inspirant et regard loin + "ho" (action des mains si necessaire): dès
que les 4 pieds touchent le sol vous vous jetez à terre et dessanglez
en félicitant. Vous rentrez à pied.

Renouveler avec finesse et psychologie, mais fermeté et une haute
exigence sur l'engagement dans l'effort et la précision, jusqu'à
obtension d'un cheval transformé: vif, allant, à l'écoute.
La démarche, bien loin de l'éthologie (et pourtant c'est du "confort-
inconfort") peut paraitre sévère, mais ne fait que poser avec clarté
les trois éléments essentiels qui sont la base de tout: impulsion,
écoute et stop.
Pour tout le reste, tout le reste qui ne sont en comparaison
que "d'aimables et très accessoires fioritures", on pourra ensuite
être super cool, très tolérants et doux, mais pas là dessus. Et si
vous faites bien votre travail, lorsque le cheval découvre que
l'engagement dans l'effort lui permet de se sentir libre, vous le
verrez prendre une physionomie qui ne trompe pas sur son état
d'esprit: content. libre. action. "cheval" Smile
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pascaleW58
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MessageSujet: Re: Cheval qui embarque: gestion de la crise (ancien forum)   Mar 3 Nov 2009 - 22:09

EXERCICES INTERMEDIAIRES

On prend les mêmes (principes, actions) transposés sur la longe, le
travail en liberté: être incisif, exigeant sur ces points très
simples, valoriser tout engagement franc dans l'effort.
Pour l'arrêt, être limite "impressionnant" en bloquant la trajectoire
du cheval de sa bulle et de la chambrière. Devenir inerte +
félicitations vocales dès l'immobilisation. On peut même abaisser la
chambrière et changer son attitude en continuant sa progression vers
le cheval pour lui offrir une caresse et/ou gaterie suite à un bel
arrêt.
Penser: valorisation de l'effort, l'arrêt à la voix immédiat, et que
le cheval discerne bien "bulle qui agresse" de "bulle amie qui
félicite", quelle que soit votre position dans l'espace. Attitude et
voix permettent de mettre ca en place avec clarté. Conserver toujours
les memes codes vocaux bien sur.
Si au pas on cherchait la compréhension et on a attendu la
compréhension parfaite pour passer à la suite, là il va falloir
attendre un peu au fil des scéances que le cheval découvre ses
propres possibilités physique, par musculation que l'effort lui
devienne de plus en plus facile. Ne pas se laisser griser pas sa
compréhension et bonne volonté, patienter en observant sa maturation
physique: les transitions deviennent plus vives, faciles et mieux
coordonnées, les allures deviennent plus fluides, plus régulières...
Lui laisser le temps de se découvrir dans l'effort en le soutenant
psychologiquement. Félicitez. DOnnez du confort dans l'effort.
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MessageSujet: Re: Cheval qui embarque: gestion de la crise (ancien forum)   Aujourd'hui à 15:09

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