CANTER

L'équitation et le cheval au petit galop...Exposer et échanger les méthodes d'éducation et de dressage du cheval: dans leur diversité, tenter d'identifier les dénominateurs communs aux approches, aux disciplines, mais surtout aux individus
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Une "sale toux", étude de cas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant
AuteurMessage
dark-daglue
Militant


Messages : 140
Date d'inscription : 18/04/2011
Localisation : région Centre

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mar 13 Mar 2012 - 20:01

Courage à toi et à ta jument . Comment elle va ?
Très intéressant tes protocoles, ça doit pas être évident à gérer tout ça.

De mon côté, RDV véto ce matin comme prévu.
Auscultation :
- le véto la tripote au niveau de la jonction tête-encolure, la jument se débat (la seule fois de toute la visite, d'ailleurs) et il la "force" à tousser. Du coup il me demande : c'est comme ça qu'elle tousse? Affirmatif, c'est la toux sèche caractéristique que je reconnais.
- A l'écoute au stétho, il n'entend rien de spécialement anormal.
Conclusion : rien d'anormal. je lui confirme que depuis 3 jours la jument respire à peu près normalement.

Sonde

- Ils ont donc introduit une sonde dans le larynx et l’œsophage, via le naseau gauche. Il y avait une petite caméra au bout donc j'ai vu au fur et à mesure de la progression l'intérieur du nez, le larynx, passage du larynx et œsophage. C'était vachement intéressant de voir à l'intérieur comment sont les tuyaux, il m'a expliqué ce qu'on voyait, toussa (ça m'a beaucoup plu ). L'intérieur des naseaux : RAS. Larynx : légères sécrétions autour, signe d'un petit quelque chose. Et après le passage du larynx... De grosses bouses blanchâtres de mucus épais, pas glop du tout . Je rappelle que la jument est actuellement dans une "bonne période", sans toux et avec une respiration pas spécialement accentuée. J'ose pas imaginer le bazar là-dedans quand elle ventile beaucoup.
Ensuite il a injecté un liquide pour diluer le mucus, car trop épais pour être aspiré en l'état par le micro-tuyau. Et puis réaspiration de la dilution et mise en tube de la morve diluée Very Happy pour envoi au labo.


Analyses :
- analyse cytologique des cellules de l’œsophage (pour voir si il y en a qui ne devraient pas être là? scratch ) Là j'aurais dû demander des précisions, sur le coup j'ai pas trop capté Embarassed
- analyse bactério pour voir si il y a une cochonnerie derrière tout ça.

J'aurais les résultats en fin de semaine ou en début de semaine prochaine, donc conclusion de l'affaire à venir. C'est probablement de l'emphysème, peut-être avec surinfection par-dessus, ou moins probable mais possible aussi, dû uniquement à une infection.

Quelques remarques, en parlant avec lui :
- quand je lui ai dit "elle est dans une bonne période", il m'a spontanément sorti que les chevaux insuffisants respiratoires dépendaient beaucoup de la pression atmosphérique. Conclusion : je vais m'achèter un baromètre et noter les pressions quand ça tousse, pour voir si je vois un lien. De manière assez intéressante, les 4 emphysémateux-tousseux de la pension ont été en difficulté pendant les mêmes 15 jours, et se sont remis à mieux respirer il y a 3 jours avec un bel ensemble. scratch

- Il m'a parlé de kiné respiratoire pour lui apporter un mieux-être, je connaissais pour les bébés mais pas pour les chevaux. Ça me dirait bien qu'il me montre comment on fait.

- Il m'a dit en partant d'un air soupçonneux : donc, vous gardez un travail trèèèèèèèèèèèèèèèèès léger en attendant les résultats, hein? Suspect Ben évidemment que je vais pas aller faire un marathon demain^^, mais je fais depuis qu'elle tousse soit quelques mois un travail que j'adapte au quotidien, je vais pas la laisser à rien glander parce qu'on a confirmé qu'il y avait bien du mucus dans son œsophage


Sinon, jument tranquillisée mais très très sage pendant toute cette affaire de sonde, le véto et l'assistante ont été ravi de ne pas se faire envoyer au plafond et moi (mode gâteuse on Very Happy ) j'ai été très contente de ma bestiole (mode gâteuse off Very Happy ). Et puis j'ai passé 30 minutes à faire des ronds sur le parkings avec une jument complètement stone qui roupillait au bout de la longe, qui marchait pas droit, en mode "chui complétement bourrée"... mais qui prenait toujours bien le temps de choper l'herbe/la paille qui est au sol. Même tranquillisée, une seule question : quand est-ce qu'on mange ????


Dernière édition par dark-daglue le Mer 14 Mar 2012 - 12:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pascaleW58
Vieux Tromblon


Messages : 2335
Date d'inscription : 21/09/2007
Localisation : Dijon

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mar 13 Mar 2012 - 22:59

Très intéressant ton CR D-Daglue. J'attends avec curiosité le résultat des analyses.

dark-daglue a écrit:

- Il m'a parlé de kiné respiratoire pour lui apporter un mieux-être, je connaissais pour les bébés mais pas pour les chevaux. Ça me dirait bien qu'il me montre comment on fait.

Je ne saurai pas te décrire, mais quand l'ostéo a manipulé le cheval de Piou (qui ne passe pas souvent par ici), il a fait des manips qui ont modifié la respiration du cheval (pendant qu'il manipait, après, y'avait pas de différence notable- mais il ne manipait pas spécialement pour ça). Ca m'avait un peu interpellé car le cheval avait été quasiment asthmatique plus jeune (quand il était obèse), et n'avait jamais complètement récupéré une respiration normale à l'effort (je l'ai souvent vu mettre du temps à retrouver une respiration normale).

Donc ça ne m'étonne pas qu'on puisse faire de la kiné respiratoire sur le cheval. Si tu fait des recherches à ce sujet, n'hésite pas à venir raconter Wink.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaïs
Vieux Tromblon


Messages : 4322
Date d'inscription : 17/08/2007
Age : 41
Localisation : Bazas Breakdown, proximité Bordeaux

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mer 14 Mar 2012 - 1:06

Yes ++++ super interessant
Génial car semble un cas totalement différent du mien, et approche bien dans les clous donc suis vraiment curieuse de voir ce que cela va donner en résultats et préconisations/traitements éventuels derrière

Et génial le truc de la presion atmosphérique Shocked
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://canter.exprimetoi.net
dark-daglue
Militant


Messages : 140
Date d'inscription : 18/04/2011
Localisation : région Centre

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mer 14 Mar 2012 - 12:33

Citation :
Donc ça ne m'étonne pas qu'on puisse faire de la kiné respiratoire sur le cheval. Si tu fait des recherches à ce sujet, n'hésite pas à venir raconter.
J'ai fait quelques petites recherches très rapides sur internet, mais rien trouvé de concluant, sauf que ça a l'air de consister en des manipulations plus ou moins osthéo. Selon les résultats des analyses, je vais peut-être demander à un osthéo de me montrer quelques gestes Neutral . Bon je suis assez réticente avec ces affaires d'osthéo, je trouve qu'ils sont toujours trop invasifs sur une jument que j'ai eu du mal à mettre en confiance. Ça devrait apporter un mieux-être, pas braquer la biquette contre le genre humain... Mad
Cela dit, si cela correspond à des "massages" quotidien auxquels je pourrais l'habituer en douceur, pourquoi pas. Reste à trouver comment les apprendre. Je vous dirais ce que me sortira mon véto sur la question.

Et je vais envoyer un mp à Piou pour avoir des détails Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
piou
Novice


Messages : 66
Date d'inscription : 02/11/2011
Localisation : Yonne

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mer 14 Mar 2012 - 22:45

pascaleW58 a écrit:


Je ne saurai pas te décrire, mais quand l'ostéo a manipulé le cheval de Piou (qui ne passe pas souvent par ici), il a fait des manips qui ont modifié la respiration du cheval (pendant qu'il manipait, après, y'avait pas de différence notable- mais il ne manipait pas spécialement pour ça). Ca m'avait un peu interpellé car le cheval avait été quasiment asthmatique plus jeune (quand il était obèse), et n'avait jamais complètement récupéré une respiration normale à l'effort (je l'ai souvent vu mettre du temps à retrouver une respiration normale).

En effet quand l'ostéo a manipulé Astérix, certaines de ces manipulations on modifié sa respiration. Par exemple lorsqu'il lui a étiré l'antérieur vers l'avant ça la fait souffler (action sur la cage thoracique). Par contre je n'ai pas vu de différence au niveau du souffle. Quand j'ai eu Astérix (à 13 ans obèse et jamais bossé) il se mettait à souffler limite emphysème dès le moindre effort. C'est le travail avec la perte de poids qui ont amélioré son souffle mais jamais totalement. Maintenant qu'il bosse moins il se remet à racler les poumons s'il force au galop (à 24 ans c'est moins facile de rattraper les copains et il a tellement peur d'être abandonné qu'il force).
Aujourd'hui j'ai fait (tenté...) un footing (les bonnes résolutions 2012 ) et j'ai raclé mes poumons comme lui assez vite... Je ne suis pas asthmatique, juste pas du tout entrainée. Peu être aussi qu'il y a des personnes moins faite pour courir?

L'effet notable du passage de l'ostéo c'est qu'il a retrouvé du nerf dans la queue (j'ai été surprise de le voir remuer la queue cet été alors que les autres année il la déplaçait d'à peine quelques cm...).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaïs
Vieux Tromblon


Messages : 4322
Date d'inscription : 17/08/2007
Age : 41
Localisation : Bazas Breakdown, proximité Bordeaux

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Lun 19 Mar 2012 - 1:48

Bon de mon coté j'ai donc lancé depuis vendredi matin un test thérapeutique avec trimethoprime/sulfamétoxazole ou equivalent véto (= AVEMIX)
trois jours plus tard je pense que l'on peut affirmer avec clairvoyance que c'est à nouveau un bide, un coup d'épée dans l'eau.....


Du coup, balayée la piste lyme: de mon expérience de la "baite", si c'était elle elle aurait du réagir à cette molécule.
Donc, du coup, je reviens sur la piste Ehrlichiose, plus simple: on a une séro positive et des traitements balisés dans les clous (avec des ptits risques sympas à la clef mais l'ommelette, les oeufs, toussa, je connais bien le principe......... Neutral )

Donc ce soir, petites recherches sur le net pour avoir des données sur le protocole thérapeutique préconisé et........................................ là merci google mon ami, je tombe sur le l'or en barre...................


Extrait wikipédia, page http://fr.wikipedia.org/wiki/Ehrlichiose_monocytique_animale#Traitements
Citation :
Pour les souches étudiées in vitro :
la doxycycline est le traitement le plus fréquent chez le chien (comme chez l'homme). Comme la rifampicine c'est un médicament rapidement actifs.
le chloramphénicol, la ciprofloxacine, l'érythromycine, la pénicilline, la gentamicine et l'association triméthoprime-sulfaméthoxazole (co-trimoxazole) sont au contraire inactifs.
Chez le chien (comme dans les cas d'ehrlichiose à Ehrlichia canis) ; après et malgré un traitement à la doxycycline, les animaux apparemment guéris peuvent rester porteurs de Ehrlichia chaffeensis et donc contaminer des tiques qui pourront véhiculer la maladie.

Je vous donne dans le mille.
La première molécule antibio qui a fait un bide (prescription véto pour erhlichiose mais en voulant éviter les risques du protocole normal) c'était une fluoroquinolone, donc un équivalent à la louche de la ciprofloxacine.......................
Et la seconde molécule qui a fait un bide (prescription K-à-la-noix-visée-lyme), c'était AUSSI un élément de la liste des antibios inactifs in vitro sur ehrlichia.....
Ce soir, le puzzle prend forme, et je tords les mains en espérant que la bête soit ce coup ci bien cernée: on a une séro positive et deux tests thérapeutiques négatifs avec des molécules listées comme ne touchant pas cette merde. Plus ka lancer le vrai traitement et voir. En essayant d'éviter les risques (phlébite, et inversion de flore "fatal chez le cheval" dixit le cours de la faculté véto de liège. Dit comme ça ça donne effectivement pas super envie.



.................................. Si vous avez des tuyaux pour:
- prévenir et détecter la phlébite
- prévenir et détecter l'inversion de flore........ (blinder la ration en levure? - je le fais déjà depuis le début des abx - administrer flore process tous les deux jours????)
.......................... Je prends

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://canter.exprimetoi.net
Kaïs
Vieux Tromblon


Messages : 4322
Date d'inscription : 17/08/2007
Age : 41
Localisation : Bazas Breakdown, proximité Bordeaux

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Jeu 22 Mar 2012 - 15:21



Bon. Première IV lente d'oxytétracycline (7mg/kg, soit 32 ml de came à injecter...... pale d'un truc visqueux et au pouvoir irritant - sympa MDRR).

La bonne nouvelle c'est que le jument n'a pas explosé dans la demi heure qui a suivi....... Neutral

La mauvaise nouvelle c'est que cette p... de bande d'enfoirés de rats ou de souris ont PIQUE MA PLAQUE DE PROPOLIS que j'avais laissé sur le frigo de la graineterie. Espèces d'enfants de salauds, j'ai retrouvé en plus une des deux barquettes en alu souple (donc normalement inodore) de spiruline derrière le frigo, à un endroit ou elle n'aurait décemment pas pu tomber sans y avoir été transportée, et abandonnée devant l'interstice entre les planches ou de toute évidence, la bete passait, mais pas son chargement........................
A bien y réfléchir, vu la taille du truc, seul un sagouin de rat a pu faire le coup.


Pour revenir à vic je la bourre de levure pour juguler la destruction de flore
Et le soir (piquouze le matin), je vais lui coller de l'argile antiphlogistique sur le point d'injection pour diminuer le risque de phlébite...
Allez hop 7 jours à tenir, croisez les doigts pour que ce coup ci, on tape dans le mille................................
normalement avec de l'IV on devrait etre fixés sur un effet dans les 48h.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://canter.exprimetoi.net
Gaëllemic
Vieux Tromblon


Messages : 1421
Date d'inscription : 24/09/2007
Age : 41
Localisation : proximité Dijon

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Jeu 22 Mar 2012 - 15:56

Je croise les doigts à fond !!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pomme de pin
Militant


Messages : 476
Date d'inscription : 22/12/2009
Localisation : Creuse

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Jeu 22 Mar 2012 - 16:05

Je croise doigts et orteils pour la grosse doudoune !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.equidynamie.fr
Ôkami
Déchainé


Messages : 502
Date d'inscription : 04/03/2012
Age : 30
Localisation : Bouches du Rhône

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mar 27 Mar 2012 - 23:55

Des nouvelles de Vic? Le traitement a t-il eu l'effet escompté?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fanelle
Militant


Messages : 160
Date d'inscription : 08/02/2012
Age : 41

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mer 28 Mar 2012 - 9:34

Pour prévenir la phlébite, tu ne pourrais pas lui injecter un anti-coagulant? (dixit phlébite-woman )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fannyruelle-unjouruncheval.blogspot.fr/
Kaïs
Vieux Tromblon


Messages : 4322
Date d'inscription : 17/08/2007
Age : 41
Localisation : Bazas Breakdown, proximité Bordeaux

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mer 28 Mar 2012 - 9:51

Ce matin c'est la dernière injection.

La bonne nouvelle c'est que ça se passe super bien: jument super sage, blindée de levure pour la destruction de flore et argile antiphlogistique (donc anti inflammatoire) sur la zone de piqure tous les soirs. La seule fois ou j'en ai pas mis car à court d'argile, j'ai vu la veine "pas nette", ce qui me fait dire que la précaution n'était ni idiote ni superflue. C'était une préconisation de mon médecin de mère version Dr House.............

La mauvaise nouvelle c'est que le traitement n'a encore en apparence rien fait.
Que la jument continue à respirer de plus en plus difficilement. La cortizone la soulage à peine 24h au lieu des 5 jours escomptés.
Avant hier soir je l'ai vue "tirer" si fort que le lendemain aux aurores j'ai contacté la véto qui est en vacances et m'a très gentiment donné instructiosn et réflexiosn sur le cas, un rouleau à la main avant de repeindre sa cuisine.
Elle avait passé la journée de la veille, son premier jour de vacances, à tourner avec un super véto copain à elle, et dans la voisture chemin faisant lui avait parlé de vic. D'après lui le rythme cardiaque anormalement élevé correspondrait bien à ce que craignait ma véto: complication cardiaque issue de la piro et/ou de l'erhlichiose, qui fait que le coeur rame, et que les poumons se remplissent d'eau (j'ai pas bien compris l'enchainement logique mais pour eux il semble y avoir un lien de cause à effet direct -breitz si tu passes dans le coin et que ça te parle??). La jument serait tout bonnement en train de se noyer à petit feu.
Je ne peux que corroborer: depuis un mois j'ai tous les warnings dans le rouge en ayant un instinct de risque de mort très prononcé (ca va faire sourire pascale qui n'aime pas le mot instinct MDRR). Et à fortiori avant hier soir, je l'ai sentie très très mal barrée en train de partir un peu comme moi "à petit feu", lentement mais surement.

La véto pense également que le processus inflammatoire est tellement prononcé qu'il est susceptible de s'entretenir lui meme, meme si on arrive à enlever la cause.
Donc, branle bas de combat une énième fois.............
- instruction de continuer les deux injections restantes hier matin, pour rayer de la carte une "cause ehrlichiose" en ayant fait le protocole de soin ad hoc tout bien.
- ensuite on aura encore la possibilité de s'attaquer à la piro qui resterait
- pour l'immédiat, suis allée courir chercher un diurétique (DURIZON) à fait en IM ou IV, pour tenter d'aider la jument à "vider" l'eau des poumons, si on voit juste et qu'il s'agit bien d'eau.

Aidée d'une copine hier matin on a fait les injections (antibio + diurétique).
Une heure plus tard je vois la jument pisser comme une fontaine (ca marche, donc, ca fait pisser)
Et dans la foulée je constate que les bruits d'eau perceptibles aux naseaux ont disparu!!!!!!!

Donc voilà, la jument a passé tout hier à pisser.
Plus que aujourd'hui d'antibio en IV, et encore un jour après de diurétique et on compte les points.
Pas brillant, on chemine cahin caha.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://canter.exprimetoi.net
Kaïs
Vieux Tromblon


Messages : 4322
Date d'inscription : 17/08/2007
Age : 41
Localisation : Bazas Breakdown, proximité Bordeaux

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mer 28 Mar 2012 - 11:23

Bon faux espoirs sur le diurétique: exactement pareil qu'hier ce matin (les bruits perceptibles de l'extérieur en moins certes, mais le "tirage" est toujours impressionnant) No Sad
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://canter.exprimetoi.net
breizh-daglue
Déchainé


Messages : 802
Date d'inscription : 18/04/2011
Age : 30
Localisation : Ploneour-Lanvern/Quimper

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mer 28 Mar 2012 - 11:47

Le sang veineux (pauvre en O2) arrive dans l'oreillette ( atrium ) droite puis passe dans le ventricule droit , arrive dans les poumons , s'oxygène pour donner du sang artériel qui va ensuite dans l'oreillette ( atrium ) gauche puis est ejecté dans la circulation générale via l'aorte.

Après c'est de la tuyauterie : si les pressions augmentent dans le coeur gauche ( oreillette et ventricule gauche ) la pression augmente au niveau des vaisseaux pulmonaires et l'eau sort dans le poumon . C'est l'oedème aigu pulmonaire. (OAP )

Il y a plusieurs étiologies à l'OAP.
Le plus courant est l'OAP cardiagénique . Le coeur gauche est défaillant = insuffisance cardiaque( pour toutes les raisons possibles et imaginable ) , il peine à éjecter le sang dans la circulation générale qui s'accumule en amont faisant augmenter les pressions capillaires pulmonaires et sortir l'eau dans les poumons. D'où la thérapeutique ( purement symptomatique) par diurétique qui vise à soulager le coeur gauche en diminuant la masse sanguine.

On a également les OAP à fonction ventriculaire gauche préservée ( ce n'est pas le coeur qui est défaillant )
- hypertension réno vasculaire ; pour faire simple : l'artère rénale se bouche le rein reçoit moins de sang et en conclut que l'organisme est déshydraté et il retient toute l'eau faisant augmenter la pression artérielle et quand les limites du coeur sont atteintes les pressions augmentent en amont du coeur gauche et on a l'OAP
- insuffisance rénale aigue : le rein ne fonctionne plus et l'eau s'accumule et les pressions augmentent ....
C'est le cas où les diurétiques ne marchent pas puisque c'est le rein qui dysfonctionne.
- dénutrition sévère : il n'y a plus assez de protéines de grande taille ( celles qui ne peuvent pas sortir des vaisseaux ) pour retenir l'eau donc elle part dans les tissus dont le tissu pulmonaire ( voir la loi de Starling)

Enfin on a les OAP lésionnels : c'est la membrane alvéolocapillaire que est abimée au niveau pulmonaire et qui laisse passer l'eau dans les poumons.

J'ai essayé de faire complet et simple ... (et ce n'est pas simple ... ) Redis moi si tu veux plus d'info.

ps : je croise très fort les doigts pour qu'elle se remette


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
breizh-daglue
Déchainé


Messages : 802
Date d'inscription : 18/04/2011
Age : 30
Localisation : Ploneour-Lanvern/Quimper

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mer 28 Mar 2012 - 11:51

Par rapport à ton dernier message :

Si les diurétiques ont marché ne serais-ce que quelques heures tu es dans la catégorie OAP sensible aux diurétiques .
Si j'ai réussi a t'éclairer sur la physio de l'OAP tu auras bien compris que s'est un traitement symptomatique à renouveler dès que les symptômes réapparaissent .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pascaleW58
Vieux Tromblon


Messages : 2335
Date d'inscription : 21/09/2007
Localisation : Dijon

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mer 28 Mar 2012 - 14:52

Kaïs a écrit:
Je ne peux que corroborer: depuis un mois j'ai tous les warnings dans le rouge en ayant un instinct de risque de mort très prononcé (ca va faire sourire pascale qui n'aime pas le mot instinct MDRR)


Non, ça ne me fait pas rigoler du tout vu le contexte.

Et nul besoin de parler d'instinct, un raisonnement des plus cartésiens montre que la situation est (très) grave.

Néanmoins, la lutte n'est pas terminée, donc la bataille pas encore perdue.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaïs
Vieux Tromblon


Messages : 4322
Date d'inscription : 17/08/2007
Age : 41
Localisation : Bazas Breakdown, proximité Bordeaux

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mer 28 Mar 2012 - 18:20

breizh-daglue a écrit:


Il y a plusieurs étiologies à l'OAP.
Le plus courant est l'OAP cardiagénique . Le coeur gauche est défaillant = insuffisance cardiaque( pour toutes les raisons possibles et imaginable ) , il peine à éjecter le sang dans la circulation générale qui s'accumule en amont faisant augmenter les pressions capillaires pulmonaires et sortir l'eau dans les poumons. D'où la thérapeutique ( purement symptomatique) par diurétique qui vise à soulager le coeur gauche en diminuant la masse sanguine.

On a également les OAP à fonction ventriculaire gauche préservée ( ce n'est pas le coeur qui est défaillant )
- hypertension réno vasculaire ; pour faire simple : l'artère rénale se bouche le rein reçoit moins de sang et en conclut que l'organisme est déshydraté et il retient toute l'eau faisant augmenter la pression artérielle et quand les limites du coeur sont atteintes les pressions augmentent en amont du coeur gauche et on a l'OAP
- insuffisance rénale aigue : le rein ne fonctionne plus et l'eau s'accumule et les pressions augmentent ....
C'est le cas où les diurétiques ne marchent pas puisque c'est le rein qui dysfonctionne.
- dénutrition sévère : il n'y a plus assez de protéines de grande taille ( celles qui ne peuvent pas sortir des vaisseaux ) pour retenir l'eau donc elle part dans les tissus dont le tissu pulmonaire ( voir la loi de Starling)

Enfin on a les OAP lésionnels : c'est la membrane alvéolocapillaire que est abimée au niveau pulmonaire et qui laisse passer l'eau dans les poumons.

J'ai essayé de faire complet et simple ... (et ce n'est pas simple ... ) Redis moi si tu veux plus d'info.


En relisant plusieurs fois je crois que j'ai compris le principe. Sur l'inssufisance cardiaque le "mou" de la pompe qui éjecte crée une accumulation de sang/surpression dans les poumons, qui génère l'anomalie de l'eau (que j'ai encore du mal à saisir au dernier maillon, mais cela s'éclaire en ayant compris le maillon pompe déficiente/surpression).

Pour les autres cas, notemment rénaux, est-ce que la FAMEUSE tentative d'analyse sanguine concernant la fonction rénale que je voulais faire, celle là même à laquelle j'ai renoncé après avoir fait exploser le tube dans ma voiture, ne pourrait pas trancher au sujet de la "santé" du rein??
Un élément positif (je crois), est que l'oedeme n'est que pulmonaire: il n'y a pas d'oedeme basochore au niveau des membres, qui d'après la copine qui m'a aidée ce matin pour l'injection, signerait un rein mal en point (elle est infirmière spécialisée en dialyse, tu me diras si son raisonnement /observation te parle ou pas).

breizh-daglue a écrit:
Par rapport à ton dernier message :

Si les diurétiques ont marché ne serais-ce que quelques heures tu es dans la catégorie OAP sensible aux diurétiques .
Si j'ai réussi a t'éclairer sur la physio de l'OAP tu auras bien compris que s'est un traitement symptomatique à renouveler dès que les symptômes réapparaissent .

Les diurétiques: dangereux à faire tenir sur longtemps ou pas? Dans un cas d'oedeme pulmonaire tant que tu as de l'eau tu laisserais sous diurétique?


Les dernières nouvelles sont mail de la véto:

on aurait affaire à priori à ehrlichiose + piro avec complication cardiaque qui crée l'oedeme pulmonaire

le but du jeu est, si j'ai bien suivi:
- supprimer la cause (ehrlichiose, piro) responsable du désordre
- briser le cercle inflammatoire qui est capable de s'auto entretenir meme après disparition de la cause
- vider l'eau des poumons
et de préférence les trois manips en synchro sinon ça marche pas.............................

On a tapé la première cause identifiée ehrlichiose en faisant tout bien et un résultat mitigé
Pour l'inflammation ben le tableau est tellement gratiné que j'ai été obligée de remettre de la cortizone samedi 10ml, today 10ml, puis ds 5 jours 5 ml puis 10 jours 5ml donc on est bien sur un protocole visant à briser le cercle si il est brisable.
Pour la seconde cause identifiée on fait premier carbesia demain. Second samedi avant que je ne parte en spectacle je calerai la surveillance le matin heureusement les épreuves ne commencent qu'à 15h.
Et pour l'eau encore 1 jour de diurétique..... Ca me parait léger mais je suppose qu'elle veut attendre de voir comment ca réagit ou pas aux 3 jours pour savoir ce qu'elle fait.


Voilà, si ça t'inspire n'hésites pas. J'ai à nouveau, comme à chaque début de traitement, un fol espoir pour le carbesia de demain................................. Sad Sad No Tout en me disant que faut pas trop que j'espère non plus quoi que ce soit our tenir le choc si on a une énième coup d'épée dans l'eau.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://canter.exprimetoi.net
Kaïs
Vieux Tromblon


Messages : 4322
Date d'inscription : 17/08/2007
Age : 41
Localisation : Bazas Breakdown, proximité Bordeaux

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mer 28 Mar 2012 - 18:23

pascaleW58 a écrit:


Et nul besoin de parler d'instinct, un raisonnement des plus cartésiens montre que la situation est (très) grave.

Et quand je pense que je te la laisse 48h ce we, ya pas de raison de flipper car elle se "tient" bien depusi un mois malgré la dégringolade, mais chui pas fière No No


Breitz, as tu croisé des cas d'oedeme/probablement cardiaque de ce genre , est ce que les patients remontent la pente et sur combien de temps, comment se passe le processus de guérison (quand on arrive à entamer un processus de guérison, s'entend )??
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://canter.exprimetoi.net
breizh-daglue
Déchainé


Messages : 802
Date d'inscription : 18/04/2011
Age : 30
Localisation : Ploneour-Lanvern/Quimper

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mer 28 Mar 2012 - 18:50

Pour le dernier maillon de la chaine : tu as un vaisseau sanguin qui est accolé à une alvéole pulmonaire remplie d'air . C'est au niveau de cet accolement que l'oxygène "entre" dans le sang et que le CO2 en "ressort". Si tu as trop de pression dans le vaisseau l'eau sort dans l'alvéole . L'alvéole remplie d'eau ne peut plus assurer son rôle d'où les difficultées respiratoires. C'est effectivement comme si elle se noyait.

Pour l'insuffisance rénale c'est possible ( tu peux toujours essayer de doser ) mais si les diurétiques ont marchés c'est que le rein fonctionne encore puisque le principe de ce traitement c'est d'augmenter le fonctionnement du rein pour épurer plus d'eau et diminuer la quantité de liquide dans les vaisseaux.
Ceci dit si insuffisance rénale il y a, elle sera difficilement réversible et tu n'en auras pas la cause grâce à la prise de sang . Si ta prise de sang coùte cher garde peut-être tes sous pour autre chose . Si "savoir" peut t'aider personnellement sur le plan moral : fait le .
Chez l'homme, en cas d'insuffisance rénale on surveille , on adapte les traitements symptomatiques et le régime alimentaire et puis on dialyse et on greffe ..

Si l'insuffisance rénale est responsable des symptômes c'est que le processus est en route depuis le départ . N'as-tu pas demandé une prise de sang récemment ? Si les marqueurs étaient normaux à ce moment il n'y a pas de raison que ses difficultés respiratoires soient subitement dues au rein ..

Bref je ne crois pas trop au rein .. Et ta véto ?


Les diurétiques sont des traitements symptomatiques
Je ne peux pas trop te conseiller sans connaitre parfaitement le dossier . Oui ils ont des effets indisérables , ils peuvent notemment modifier les concentrations des ions mais ça dépend des molécules , je pourrais te renseigner un peu plus si tu me donne le nom de la molécule ( et pas celui du produit ). Ceci dit en médecine humaine on s'en prive rarement tant l'amélioration de la qualité de vie est notable. Si j'étais dans ton cas je n'hésiterais pas à en faire l'usage pour que la jument soit le plus confortable possible .

Enfin dans tous les cas donne lui le moins de sel possible ( ça retient l'eau )

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
breizh-daglue
Déchainé


Messages : 802
Date d'inscription : 18/04/2011
Age : 30
Localisation : Ploneour-Lanvern/Quimper

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mer 28 Mar 2012 - 19:15

Je n'avais pas vu ton autre message .
Si les valves sont atteintes (= endocardites ) on opère systématiquement en urgences pour mettre des prothèses .. Je ne sais donc pas ce que donne l'évolution "naturelle"

Malheureusement le tissus cardiaque ne se régénère pas . Le tissu détruit est remplacé par de la fibrose ( = tissus non fonctionnel )

Je sais que le muscle peut être infecté par des virus mais je ne connais rien sur des infections bactériennes du muscle ..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
breizh-daglue
Déchainé


Messages : 802
Date d'inscription : 18/04/2011
Age : 30
Localisation : Ploneour-Lanvern/Quimper

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mer 28 Mar 2012 - 19:20

Citation :
il n'y a pas d'oedeme basochore au niveau des membres, qui d'après la copine qui m'a aidée ce matin pour l'injection, signerait un rein mal en point (elle est infirmière spécialisée en dialyse, tu me diras si son raisonnement /observation te parle ou pas).

Je suis d'accord avec elle mais pour le coeur c'est pareil chez l'humain : si il y a de l'oap il y a souvent de l'oedème des membres inférieurs et des lombes .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fanelle
Militant


Messages : 160
Date d'inscription : 08/02/2012
Age : 41

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Jeu 29 Mar 2012 - 10:10

Ah la vache !!! Je serais toi, je continuerai les diurétiques...


Kais, courage !
Tu vas y arriver ! I love you
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fannyruelle-unjouruncheval.blogspot.fr/
dark-daglue
Militant


Messages : 140
Date d'inscription : 18/04/2011
Localisation : région Centre

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Jeu 29 Mar 2012 - 15:38

Piou : Merci bien , j'avais pas vu que tu avais répondu !!! Embarassed J'attendais désespérément un mp.

De mon côté les investigations vétérinaires prennent fin. Le véto a fait il y a 15 jours un lavage trachéal dont j'ai eu les résultats.
Verdict :
- analyse bactério : RAS
- analyse cytologique : des cellules avec ciliocytophtorie (c'est à dire divisées en 2 parties alors qu'elles ne devraient pas) indiquent la présence d'un virus. D'autre part, le profil cytologique est très inflammatoire et c'est compatible avec un syndrome d'inflammation trachéale.

Conclusion de l'affaire, pour sortir du jargon des feuilles d'analyses Very Happy : Tica a une base d'emphysème mais en ce moment, il y a un épisode inflammatoire particulier dû à un virus. Le virus on ne sait pas ce que c'est. A priori ce n'est pas la rhinopneumonie, qui peut causer des complications du même genre, car elle est correctement vaccinée depuis 4 ans.

Donc
- pour casser le cycle de l'inflammation du moment : ventipulmin 10 jours, commencé mercredi soir. Si ça marche pas on passe sur de la cortisone, à petites doses au début, parce que le véto comme moi craignons que ça fasse flamber l'inflammation. Cela dit, l'hiver 2010-2011 avec une ou deux (je me rappelle plus) piquouzes de cortisone la jument était repartie comme en 40, donc ça me fais pas si peur que ça finalement. Depuis hier le ventimachinchose n'a pas d'effets miracles, j'attends de voir si il va y avoir une amélioration dans les jours qui viennent.
- à l'année, gestion rigoureuse des conditions de vie : vie à l'extérieure (ok), éviter travail dans manèges/carrières poussièreux (ok, j'ai de bonnes installations) et trempage 2 heures du foin avant distribution. Pour l'instant c'est là que le bât blesse, mais la pension emmène l'eau ce week-end au pré de ma jument, avec tranchée et tout le toutim, hourra !!!! bounce bounce Donc a priori tout devrait rouler, je pourrais tremper correctement et suffisamment le foin. Fais suer quand même d'avoir un cheval "tousseux" lol!


Bon courage pour Victoire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gaëllemic
Vieux Tromblon


Messages : 1421
Date d'inscription : 24/09/2007
Age : 41
Localisation : proximité Dijon

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mar 3 Avr 2012 - 10:08

Comment va Vic ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaïs
Vieux Tromblon


Messages : 4322
Date d'inscription : 17/08/2007
Age : 41
Localisation : Bazas Breakdown, proximité Bordeaux

MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Mar 3 Avr 2012 - 17:34

Bon, j'vous donne enfin des nouvelles.
J'ai un peu baissé pavillon, le samedi/dimanche/lundi ayant été un brin chargé, et ce mardi je me suis occuppé d'autre chose, pour changer après un mois à avoir gardé le dossier "descente aux enfers" de Vic sur le dessus de la pile et en tête de liste chaque jour.......

J'essaye de reprendre le fil du merdier........

breizh-daglue a écrit:
Pour le dernier maillon de la chaine : tu as un vaisseau sanguin qui est accolé à une alvéole pulmonaire remplie d'air . C'est au niveau de cet accolement que l'oxygène "entre" dans le sang et que le CO2 en "ressort". Si tu as trop de pression dans le vaisseau l'eau sort dans l'alvéole .
Limpide. Impeccable. Merci beaucoup pour cette explication bien éclairante +++



breizh-daglue a écrit:
Si ta prise de sang coùte cher garde peut-être tes sous pour autre chose . Si "savoir" peut t'aider personnellement sur le plan moral : fait le .
Sages paroles
J'aime bien l'aspect "thérapeutique de l'inquiétude du proprio" qui n'est effectivement pas à négliger!!



breizh-daglue a écrit:

Les diurétiques sont des traitements symptomatiques
Je ne peux pas trop te conseiller sans connaitre parfaitement le dossier . Oui ils ont des effets indisérables , ils peuvent notemment modifier les concentrations des ions mais ça dépend des molécules , je pourrais te renseigner un peu plus si tu me donne le nom de la molécule ( et pas celui du produit ).
Le nom du merdier = DIMAZON
Les molécules de la composition (il y en a plusieurs) = furosémide, sulfite de sodium anhydre, chlorhydrate de myristyl


Alors les ptites niouzes.
Le diurétique a eu un effet immédiat et très positif.

Le mercredi on a fini les injections d'oxytétracycline, la jument était toujours dans un état identique, quoique amélioré par le diurétique (la pathologie n'ayant pas répondu en apparence à l'antibio). Appel à la véto qui me dit d'enchainer avec le carbesia pour attaquer la seconde cause identifiée: la piro.

Premier carbesia le jeudi matin et là grande déception: rien ne bouge, toujours pareil. Le jeudi soir j'ai le moral dans les chaussettes.
La piste de l'anomalie cardiaque/poumons remplis de flotte semblant bonne et après consultation de la véto on décide de mettre en place un diurétique en phytothérapie pour prendre la suite des 3 jours de dimazon. Je dégotte dans la journée 1kg d'un mélange de reine des prés (anti inflammatoire + diurétique) , de pissenlit (diurétique et fort apport de potassium) et artichaud (diurétique).
L'inconvénient de la phyto c'est que cela va agir lentement (15jours à 3 semaines d'après mon expérience), mais que les effets secondaires sont quasi nuls.

Vendredi matin, je crois percevoir un très léger mieux et j'ai une bouffée d'espoirs.

Samedi matin je fais le second carbesia, surveille, et file en déplacement. Pascale assure l'intérim.

Dimanche je reviens et ne fais qu'un regard superficiel pour constater que la jument est pareil, voire un poil mieux qu'avant.

Lundi matin hier, je me pose pour un check up: la fréquence respiratoire est descendue à 22, la fréquence cardiaque est à 46 (au lieu de 52 à 58 toutes ces dernières semaines.....). Le soir les mouvements respi sont bien moins marqués.

Ce matin bof bof, rien de changé, mais il est clair qu'on a supprimé les causes et stoppé la descente aux enfers.
reste à retaper la jument, vider les poumons, stopper l'inflammation, faire le bilan plus tard de ce qui se passe au niveau du coeur si elle ne revient pas spontanément vers un bon état.
Bref faut la chouchouter à grand coup de petits plats, reconstituant de flore et diurétique. Et attendre.


Moi bien évidemment, je me suis écroulée comme une merde MDRRR
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://canter.exprimetoi.net
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Une "sale toux", étude de cas   Aujourd'hui à 16:42

Revenir en haut Aller en bas
 
Une "sale toux", étude de cas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 10Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  Suivant
 Sujets similaires
-
» Une "sale toux", étude de cas
» Toux... Allergies... Essai de traitement aux EMA
» Benjamin Sore interresse Sale
» PIMPERENELLE: petit mais...sale caractère
» toux

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CANTER :: Connaissance & gestion du cheval :: Science vétérinaire-
Sauter vers: